jeudi 12 février 2015

Into the Woods

Il était une fois ... Un mélange de plusieurs contes bien connus de tous : Cendrillon, Jack et les haricots magiques, Raiponce et le petit chaperon rouge. 

Ou plutôt une bonne relecture de ces contes! Le film est empreint de bons messages. Il fait  bien réfléchir les enfants. Il est très, très loin des Disney de notre enfance. Je vois d’ailleurs l’évolution des derniers Disney ; le prince est soit un badboy (Raiponce), soit carrément un goujat (Hans dans La reine des neiges), et l’amour fraternel lui est le plus véritable !
Into the Woods nous apprend aussi à nous méfier de ce qu’on peut souhaiter… Car les souhaits ont toujours une contrepartie, comme nous le signifie aussi clairement la série Once Upon a Time « Magic always has a price ! ». Le film aborde aussi le lien de causalité ; à qui est la faute ? On peut remonter loin en réfléchissant comme cela, « si tu n’avais pas fait ça, je n’aurais pas fait ci… » et on n’en sort plus ! Avec des si, on refait le monde …
On y retrouve la maman qui ne veut pas laisser partir son enfant « Les enfants vous aiment et vous quittent » inquiète de ce qu’elle pourra trouver dans le vaste monde « Reste à la maison ! Dans la vie tu rencontreras des princes, mais aussi des humains et des loups »



Le tout dans un joli décor, bien que sombre (normal, dans les bois) avec de jolies chaumières. Même le château de Cendrillon (dont on n’a pas vu l’intérieur à ma grande frustration) et le manoir de son père sont sombres ! ça change du scintillant palais du dessin animé… Une phrase marquante de Cendrillon à son prince « Le manoir de mon père était un enfer, votre château un rêve, j’aimerais trouver un compromis.» Comme quoi elle se rend compte que la marche (ah ah…) est trop grande !
En parlant de Cendrillon, dont les demi-sœurs se sont vues couper un bout de pied pour rentrer dans la pantoufle (berk !!! il me semblait bien avoir entendu parler de cette version !) ; j’ai été déçue par son prince, qui joue de son statut pour faire tomber toutes les filles. Normal, c’est mon Disney d’enfance favori ! « Le prince charmant a foutu le camp avec la belle au bois dormant ». En plus il est absolument niais et efféminé, enfin, pour le moins métro', imbus de sa personne, et ne comprend pas pourquoi Cendrillon le fuit, même si au final c'est ça qui lui plaît! Mais, à sa décharge,  « Les princes sont élevés pour être charmants, pas pour être sincères » (à baffer celui-là ! Pire que Charmant dans Shrek !). « sincères » ; ce qui est intéressant est que la notion de fidélité n’est même pas abordée !



On se délectera des somptueux costumes (la robe dorée de Cendrillon, qui au passage m’évoquait beaucoup plus celle de Belle !), des jolies chansons, peut-être un chouya répétitives ? en tous les cas, pas gnangnans ni lourdes ! de Johnny Depp et Meryl Streep, absolument magistraux dans leurs rôles ! On rira de la niaiserie des princes, pour le moins efféminés, imbus de leurs personnes, ne comprenant pas pourquoi on leur résiste (et c’est bien cela qui leur plaît au final !), en gros, qui ne font plus rêver !


Et vous, l’avez-vous vu ? Avez-vous aimé ?

2 commentaires:

  1. Magic always has a price ! Merci pour cette superbe analyse ! A vrai dire, je me rends comme que de nombreux auteurs jouent avec la carte des contes. Nous avons d’abord Once Opon a time, puis Animale (livre) qui reprend le conte de boucle d'or et enfin la trilogie Poison qui elle s'amuse à écrire tous les contes version "trash" (raiponce, cendrillon, blanche neige, la belle et la bête, etc.)

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    1. Merci Aurore <3 ça me fait très plaisir! J'aime beaucoup cette relecture des contes. Il y a tant de visions différentes! Je ne connais pas Poison, je regarderai donc !

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